Suite de la course de mon collègue Gregoire
JOUR 4 - Un pied au Maroc...
Premiers pas en terres Marocaines !
Même les équipages, qui ont veillé tard pour profiter de l’ambiance de la soirée, n’auraient ce matin loupé le réveil pour rien au monde : après ce long périple à
travers la péninsule ibérique, tous n’ont qu’une hâte : traverser le détroit de Gibraltar pour se plonger dans leur aventure en terres
Africaines.
En attendant l’embarquement à bord des ferries rapides de la compagnie FRS, les challengers s’organisent un petit déjeuner improvisé. La corne du
navire se mêle aux cries affolés des mouettes pour donner le signal d’un départ imminent : pas le temps de traîner, on plie bagages pour mieux se faufiler dans les entrailles de ce géant des
mers.
(Greg en photo, il boit une compote comme ma fille ! lol !
)
Même si le détroit de Gibraltar est bien connu pour son caractère capricieux, la mer s’est en ce jour accordé une soudaine accalmie, comme pour
mieux donner aux participants l’occasion d’en profiter à bord ou sur le pont. A l’approche des côtes Marocaines, c’est Tanger dite « la blanche », qui se révèle
la première aux yeux des challengers : une ville qui porte bien son nom, puisque ses innombrables façades blanches dressées en flanc de colline tranchent avec les couleurs vives de l’océan et des
falaises environnantes.
A bord, inutile de préciser que l’excitation est à son comble : à peine arrimé, le bateau se vide et c’est dans un concert de klaxons que les véhicules connaissent
leurs premiers tours de roues en territoire Marocain.
Premier contact avec le Maroc, et aussi première sueur froide pour les équipages qui découvrent les joies de la conduite à la « Marocaine » : ici,
le klaxon remplace bien souvent le clignotant et il faut ruser d'habileté pour se frayer un chemin entre les inimitables taxis Mercedes hors d’âges, les innombrables mobylettes, et parfois même
les charrettes tractées à dos d’ânes.
Pour rejoindre la ville royale de Meknès, le Students Challenge transite par Rabat en longeant la côte atlantique : ceux qui
s’attendaient à découvrir le Maroc désertique des cartes postales seront surpris de découvrir de généreuses plaines aux forêts et aux plantations verdoyantes. Quelques brochettes
de bœuf et d’agneaux ou tagines dégustés, les équipages se remettent en route sous un soleil éclatant : l’occasion idéal pour Anaïs et Julien du team 188, qui a dû in extremis
remplacer leur 4L défaillant contre une C3 décapotable, de rouler cheveux au vent dans un cadre… rêvé !
Arrivé à Meknès, le Students Challenge retrouve une partie des membres de l’organisation venu par avion et surtout, le team qui débute l’aventure
directement du Maroc. Michiko, japonaise vivant à Paris, et Jaouad d’Agadir, forme ensemble le team 192 sous l’égide de la
Fondation Renault : « Le Students Challenge est une occasion unique de découvrir une partie de mon pays sous un angle totalement différent » partage Jaouad déjà
séduit par le concept du raid alliant défi sportif et solidarité. D’ailleurs, Pierre et Max-hans du team 164 nous offre un avant-goût de l’esprit de solidarité
qui règne sur le raid : l’équipage a donné rendez-vous à Saïd, instituteur du village de Tafraout où le Students Challenge s’est arrêté l’an dernier pour planter une palmeraie de
dattiers, pour lui remettre un ordinateur qui lui servira dans le cadre de ses projets pédagogiques. Une belle initiative comme un avant-goût de la Green Day qui aura lieu jeudi
!
Mais déjà, c’est l’heure du premier briefing sportif de l’événement. Dominique Serra, directrice générale de Maïenga, qui a créé le Rallye
Aïcha des Gazelles il y a 22 avant de lancer le Students Challenge pour faire découvrir aux étudiants « un pays qui lui est si cher », accueille les participants avant
de passer la parole à Ludovic, directeur sportif de l’événement : rappel des règles de sécurité, explication détaillé du règlement sportif de l’épreuve, les choses deviennent
sérieuses : sur le Students Challenge, l’objectif est d’atteindre des points de passage obligatoire (CP) en temps voulu, ce qui nécessite une véritable gestion de l’étape entre
pilote et co-pilote. L’équipage qui remporte le Students Challenge est celui qui aura été le plus régulier, c’est-à-dire qui aura su rejoindre les CP sans retard, ni avance, mais
juste au temps indiqué sur le road-book. Les minutes supplémentaires ou de retard sont transformées en points de pénalité qui permettent d’établir le classement sportif de l’épreuve. Même si tout
le monde n’a qu’une envie, celle de tester le concept dans la pratique sur les pistes, il faudra redoubler de patience : le Maroc n’a pas échappé à la vague de froid, et les
pistes du Moyens-Atlas qu’emprunte la première étape sportive sont rendues impraticables par plus d’un mètre de neige. Direction Erfoud donc demain au programme,
avec 7 heures de routes nécessaires pour rallier le grand sud Marocain : de quoi réjouir les équipages impatients de rejoindre les pistes du désert, comme en témoignent Régis et Margaux
du team 182 : « Vivement que l’on se retrouve dans le bac à sable ! »
(copié collé du site officiel : http://www.studentschallenge.com/ )
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